Organisée par la Chambre nationale syndicale des fabricants et transformateurs de plastique, cette cérémonie illustre concrètement l’efficacité d’un partenariat public-privé qui place la formation au cœur du développement industriel.
Le programme, d’une durée de six mois, a combiné trois mois de cours théoriques et pratiques dispensés directement au sein des entreprises avec trois mois de stage immersif en milieu professionnel.
Les bénéficiaires se sont spécialisés dans trois domaines stratégiques pour la plasturgie : l’injection, la rhéologie, la conception d’outillages et l’extrusion linéaire.
Ces compétences pointues, acquises en étroite adéquation avec les besoins réels du secteur, devraient accélérer leur insertion sur le marché du travail.
Parallèlement, 35 formateurs et formatrices ont été honorés pour avoir suivi une formation approfondie sur les logiciels industriels Fusion et Moldflow, renforçant ainsi leur capacité à transmettre un savoir-faire de haut niveau.
M. Omar Chaqchaq, président de la Chambre nationale des fabricants de plastique et représentant de l’Union nationale de la chimie, a mis en lumière la singularité de cette initiative.
« Ce projet traduit une vision inédite de la formation de courte durée, conçue en concertation directe avec les industriels pour répondre avec précision aux exigences du secteur », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité de conférer à ces certificats une valeur reconnue équivalente à un diplôme, grâce à un équilibre optimal entre théorie et pratique qui permet aux jeunes d’acquérir des compétences immédiatement opérationnelles.
Le responsable a tenu à saluer l’engagement des entreprises partenaires de l’Unité d’appui à la formation et à l’employabilité (UAFE), qui ont ouvert leurs portes, mis à disposition leurs équipements et mobilisé leurs cadres.
Il a également remercié le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant, pour leur accompagnement continu.
De son côté, M. Dieter Bräuer, responsable du projet FIESP II à la GIZ, a exprimé la fierté allemande de contribuer à cette dynamique :
« Nous sommes honorés de soutenir des initiatives qui favorisent le développement de toutes les parties prenantes et enrichissent leurs expertises ».
Il a souligné que FIESP II constitue une plateforme privilégiée d’échange d’expériences, permettant aux 34 jeunes soigneusement sélectionnés d’acquérir des compétences actualisées face aux défis d’un marché en pleine mutation.
Placé sous l’égide de l’UTICA et réalisé en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle ainsi que la GIZ, le projet FIESP II s’impose aujourd’hui comme un modèle réussi de coopération tripartite.
Il démontre que l’alliance entre secteur public, organisations patronales et coopération internationale peut produire des résultats concrets en matière de qualification des ressources humaines et de promotion de l’emploi dans les filières industrielles porteuses.
Cette réussite renforce la position de la plasturgie tunisienne, secteur clé de l’économie nationale, en misant sur la jeunesse et l’innovation technologique.
Elle ouvre également la voie à de nouvelles initiatives similaires, appelées à consolider l’employabilité des jeunes et la compétitivité de l’industrie tunisienne sur la scène régionale et internationale.